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 A travers les orangers. [Gabriel]

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Lady Caitlin Hamilton

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MessageSujet: A travers les orangers. [Gabriel]   Dim 26 Sep - 17:40

Un souffle d’air traversa les fins rideaux qui pendaient aux fenêtres et se perdit dans le dortoir de Caitlin. Les feuilles qui étaient posée sur la petite table d’acajou, servant pour la jeune fille de table d’écriture s’envolèrent gaiement dans la pièce, voletant de-ci de-là. La belle jeune fille, se leva en riant afin d’essayer de les rattraper au vol, sans grand succès car elle s’empêtra plusieurs fois dans ses longues jupes dorées. Cependant, et au bout de nombreux efforts, elle réussit à toutes les réunir, puis elle recommença à écrire à ses parents. Bien qu’elle n’ait pas particulièrement envie de leur envoyer une lettre, elle leur avait promis, quelques mois plus tôt, que chaque semaine, elle leur donnerait de ses nouvelles ainsi que celle de son frère. Cependant, la belle Anglaise n’était pas encore parvenue à retrouver son jumeau.

Bien qu’elle sache qu’il était à Versailles –car il l’avait précisé dans sa toute dernière lettre-, elle ne savait pas encore où est-ce qu’il logeait ni si il avait réussis à conclure les affaires pour lesquelles il avait été envoyé. Le fait de ne pas revoir sa moitié durant tout se temps affaiblissait considérablement la jeune fille qui passait son temps à écrire et à lire. Sa dame de compagnie, qui était anciennement sa nounou, s’inquiétait de plus en plus pour sa protégée. Durant ces dernières semaines, le bruit de la pluie avait baigné la cours de sa douce mélodie, et grâce à certains privilèges, la jeune fille avait pu jouer du clavecin quand elle le désirait, à son plus grand bonheur. Cependant, aujourd’hui était un nouveau jour : le soleil étai réapparu et les orangers exhalaient de nouvelles senteurs à travers tout le parc.

C’est cette odeur qui guida la jeune fille, vêtue d’une robe blanche et dorée, à sortir de son antre et se promener parmi les nombreux arbres qui composaient l’orangerie. Arrivée là-bas, sa dame de compagnie l’avait laissée vagabondée à travers les arbres. Protégée du soleil par une ombrelle de dentelles blanches, la jeune fille s’était vite trouvée à son aise au milieu de ces arbres. Ils sentaient tellement bon, et le temps était si radieux que sa bonne humeur revint au galop, comme un cheval partit depuis longtemps qui reviendrait vers son maître, frétillant de plaisir. Elle marcha pendant plusieurs heures à travers ce paradis de senteur sans voir le temps passé. Bien qu’elle ne sache aucunement si elle en avait le droit, Caitlin arracha plusieurs fleurs afin de les introduire dans la coiffure compliquée que son ancienne nounou lui avait faite le matin même. Plusieurs fois, elle entrevit des personnes près des arbres, mais quand elle tentait de s’en approcher, les domestiques partaient, comme si la visite d’une personne étrangère n’était pas la bienvenue dans cet endroit. La jeune fille n’en tint pas compte et elle continua sa visite, heureuse de redécouvrir la caresse du soleil sur sa peau blanche comme la craie, et la douceur des feuilles des orangers.

Evidemment, son jumeau lui manquait atrocement, et chaque mouvement la paralysait de la crainte qu’il soit mort ou malade. Elle n’avait plus aucune nouvelle de lui, et elle craignait sincèrement qu’il soit arrivé le pire à l’homme de son cœur. Elle sourit un instant en pensant aux moments qu’ils avaient partagés ensemble. Mais ce beau sourire fana quand elle revit toutes les demoiselles qu’il avait courtisées. Non, elle n’était pas jalouse, mais elle avait peur que ces aventures sans queue ni tête ne dévore l’âme de son compagnon. Elle-même avait refusé tant de demande et tant de main tendue qu’elle se demandait un jour comment elle allait trouver l’amour. Etait-ce si compliquer de trouver quelqu’un qui vous aimait seulement pour vous, et non pour votre titre et votre argent ? Cela, elle en doutait sincèrement, et chaque jour, elle désespérait un peu plus.

Elle flâna encore un moment parmi ces arbres magiques qu’on ne rencontrait apparemment qu’en France. Ah, la France, quel endroit fabuleux. Le soleil était présent plus que jamais, les jardins de Versailles étaient d’une beauté renversante et les fontaines ruisselaient de joie à l’approche du roi. Mais il y avait tant de jeune femme poudrée jusqu’aux pieds, et de jeunes hommes arrogants et trompeurs. Bien qu’habituée à toutes ces frivolités, la jeune fille s’en lassait très rapidement, et malgré les somptueux banquets en l’honneur des étrangers, cela l’agaçait profondément, et l’absence de son jumeau rendait cet agacement plus profond encore. Chaque jour était une torture et des milliers de questions la pressaient sans cesse : Où était-il ? Que faisait-Il ? Pourquoi ne donnait-il plus de nouvelles ? Toutes ces questions étaient malheureusement sans réponse précises, et Caitlin s’enterrait dans un profond chagrin qu’elle soulageait uniquement la nuit venue.

Elle arriva près d’un oranger plus grand et plus noueux que les autres. Curieuse de voir que celui-ci dépassait tous les autres de sa grandeur et de sa prestance, elle s’en approcha sans trop oser aller voir de plus près. L’arbre croulait sous les milliers de fleurs blanches qui avaient éclos sur chaque branche libre, et la jeune fille sourit face à cette vision si majestueuse. Pendant un instant, l’idée d’escalader les branches afin d’aller se reposer en haut, au milieu des milliers de fleur traversa son esprit, mais elle la rejeta aussitôt en pensant aux colères du roi ainsi qu’au soin que mettait les domestiques à garder ces jardins propre et bien faits. Aussi, elle se contenta de le regarder en respirant avec délice l’odeur des fleurs d’orangers.


Dernière édition par Lady Caitlin Hamilton le Dim 26 Sep - 19:32, édité 2 fois
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Gabriel R. Mondory
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MessageSujet: Re: A travers les orangers. [Gabriel]   Jeu 7 Oct - 17:34

Une journée douce. Le vent sifflait doucement, parcourant les jardins compliqués de Versailles, de sa mélodie tiède d'une fin d'après-midi. Gabriel soupira en voyant passer une nuée d'oiseaux dans le ciel, tellement libres, tellement hauts, tellement loin de lui. Il aimait sa condition à Versailles, mais la perspective de voyages lui donnait des frissons. Si seulement Peter était là... Il saurait le remettre à sa place. Le jeune homme se concentra sur la robe luisante de sueur qu'il était en train de bouchonner, et flatta la croupe de l'équidé. Ce dernier rentrait d'une partie de chasse, et ses naseaux fumaient encore. Décidément, se dit le palefrenier, le Roi ne l'écouterait jamais ! Combien de fois l'avait-il enjoint de ménager ses bêtes ? Mais le Roi n'en avait cure, préférant étaler ses performances équestres devant la Cour qui ne demandait que ça. Dans les boxes adjacents, le jeune Mondory entendait la paille frictionner les corps des animaux ; il avait promis de botter les fesses de ceux qui ne sécheraient pas bien les bêtes. A la tête des écuries et d'une bonne douzaine de jeunes hommes, Gabriel commençait à avoir un peu plus de notoriété et de prestance à la Cour, chose que les nobles ne voyaient pas tous d'un bon oeil. Mais cela n'était surtout qu'une affaire de jalousie, car il avait les bonnes grâces et l'amitié du Roi, en plus d'un physique avantageux. Cette dernière chose lui attirait bien des sourires des dames, et il ne savait que trop bien que cela exaspérait les nobles qui eux ne récoltaient rien en dépit de leurs efforts, de leurs cols débordants de dentelle, des manchettes dorées. Futilités qu'il éclipsait en passant sa main dans ses cheveux blonds – tellement sexy ♥

La vision des volatiles lui donna une envie de voyage, et il sut comment combler ce manque ; un seul endroit était assez exotique et tranquille pour lui redonner un peu de force pour finir la journée. Il siffla, et un garçonnet d'une dizaine d'années accourut pour prendre sa place. Le maître des écuries lui ébouriffa les cheveux en lui lançant un sourire, avant d'attraper sa veste accrochée à un clou et de sortir de la ménagerie équine. La veste était d'un bleu roi éclatant, à peine usée aux coude. Les boutons de manchettes étaient lustrés, et brillaient de leur argent véritable. La mode de Versailles était en perpétuel changement, et les nobles dépensaient des fortunes pour la suivre. Si bien que s'amoncelaient dans les placards maint vêtements que le jeune homme avait réussi à obtenir contre quelques services ; il était apprécié pour sa connaissance des chevaux et, il faut l'avouer, parfois mandé pour des conseils de séduction. Aussi, il ne manquait jamais d'habits seyants bien que démodés, et accédait grâce à cette astuce à des rangs plus élevé et des endroits de château qu'il n'aurait pu parcourir en pantalon de toile crotté. C'est voir comme la mode avait sa place à la Cour.

La traversée des jardins ne lui prit que quelques minutes, et il poussa la porte de la discrète, mais non moins grande verrière des agrumes. Sitôt qu'il entra, un entêtant mais non moins subtil sillage se fraya un chemin jusqu'à ses narines ; l'Orangerie était le lieu des mille et une merveilles olfactives ! Orangers, citronniers et autres espèces toutes aussi appétissantes et odorantes se battaient pour obtenir les faveurs de la vue, exposant leurs nombreuses fleurs, et de l'odorat, en se battant pour avoir la fragrance la plus exquise. Gabriel n'aurait, à vrai dire, su les départager. Seuls les jardiniers qui s'affairaient çà et là semblaient insensibles aux odeurs qui émanaient des arbres. Parmi les feuilles et les fleurs, le descendant des Mondory entrevit un éclat doré, qui le fit se retourner. Là, les yeux levés sur un magnifique oranger paré de dizaines de fleurs blanches, une jeune fille aux jupes flamboyantes. Gabriel fit quelque pas, pour contempler son jeune visage ; une grâce naïve émanait de ses traits délicats, son corps balançait entre celui de l'adulte et de l'enfant, lui conférant une douceur et une fragilité touchante. Malgré son sourire léger face aux miracles de la nature, le jeune homme lut une tristesse dans ses yeux ; elle lui sembla si démunie.

L'envie de s'approcher d'elle, et de se servir de sa faiblesse lui traversa l'esprit, mais Gabriel était plus menteur que manipulateur lorsqu'il s'agissait d'arriver à ses fins. Ce n'était que les sournoiseries permanentes de la Cour qui lui insufflaient à présent de telles idées. S'il était vrai que pour s'en sortir et grimper les échelons, il fallait avoir des contacts, des stratagèmes, et surtout aucune morale, Gabriel se promettait de ne s'en tirer ainsi que si besoin. Il était franc, et avait bon fond, aussi, il décida d'aller aborder la demoiselle le plus naturellement possible. S'annonçant d'un toussotement, il se présenta :

« Bonjour Mademoiselle. Je crois ne vous avoir jamais vue à la Cour, aussi, je me permet de me présenter : Mr Mondory. Je connais bien les jardiniers de l'Orangerie, et je suis certain qu'ils apprécient votre visite et vos attentions pour leurs fleurs. Puis-je vous être d'une quelconque aide ? »

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